Quelques pages consacrées à quelques amis présents ou disparus !
Alain :
Depuis le début des années 1970, on se croise, on se perd, on se retrouve, mais toujours autour des mêmes thèmes : la musique, les amis et Brel ...
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Cricri :
Un jour de l'année 1979, j'ai croisé un homme gai et passionné. Il faisait construire juste derrière chez moi. Il était déjà, toujours, passionné par son métier ...
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Serge :
Au début des années 1980, j'ai croisé la route d'un Commandant de l'Armée de l'Air, passionné par les nouvelles technologies et par les gens qui l'entouraient ...
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Depuis le début des années 1970, on se croise, on se perd, on se retrouve, mais toujours autour des mêmes thèmes : la musique, les amis et Brel, le vrai, le seul, l'unique.
Un grand gars, chaleureux et enthousiaste, rencontré au détour du travail quotidien, et qui déjà, se passionnait pour la musique et la chanson. Son rêve : chanter et se faire connaître pour en vivre.
Et puis, un jour, un déclic : les musiques et les paroles de Brel se sont immiscées dans cet univers de variété. Et la passion a conduit Alain vers des représentations de Brel, plus vraies que nature, et ensuite vers la collection. Tout ce qui concerne Brel l'intéresse, de la paire de lunettes de soleil aux boutons de manchettes, en passant par tous les disques, affiches de concerts et livres sur Brel.
Mais le plus extraordinaire dans cette passion de Brel, c'est une nouvelle passion pour les dioramas et les maquettes, mettant en scène la vie de Brel. Des maquettes toujours réalistes et qui permettent à Alain d'animer les expositions qu'il propose dans la France entière, et même à l'étranger.
Toute ces recherches et cette passion lui ont permis de rencontrer quelques amis de Brel, dont François Rauber (l'orchestrateur de Brel) et Jean Corti (l'un des compositeurs de Brel), et parmi ceux-ci, une femme l'a particulièrement touché : Alise Pasquier, l'épouse de Jojo, le secrétaire et confident disparu en 1974.
Voilà, c'est le Alain que nous avons découvert il y a 30 ans, et que nous redécouvrons tous les jours : un passionné et un passionnant, un gars qui ne laisse pas indifférent.
Un jour de l'année 1979, j'ai croisé un homme gai et passionné. Il faisait construire juste derrière chez moi. Il était déjà, toujours, passionné par son métier. Un métier ? non, une passion, une religion : la compétition automobile, mais coté obscur, coté technique, coté passion quoi !
Au fil des mois et des années, on a appris à se connaître, à se respecter, à s'aider, à se supporter, à se soutenir.
Il s'appelait Christian, mais tout le monde le connaissait sous le nom de CriCri. Il avait traîné ses gêtres depuis les sables africains, avec les rallies raids Citroen des années 1960, 1970, jusqu'au bithume des circuits de Formule 1, avec l'aventure Renault et ses voitures à moteur turbo, avec les plus grandes écuries de Formule 1 qui utilisaient les nouveaux moteurs Renault et combien, 5, 6, 7 titres de champions du monde. Il était là, toujours, sur tous les circuits du monde, du Japon à l'Australie, en passant par le Brésil, le Canada ou les circuits européens.
Son rêve, une petite maison dans un tout petit village de Charentes, Polignac. Une petite maison où il pourrait accueillir tous ses amis, une petite maison d'où il pourrait admirer, caresser, chouchouter ses arbres. Ah, ses arbres, du plus rachitique chêne, sauvé d'une mort certaine, aux érables ramenés amoureuseument du Canada, en passant par toute une famille d'arbres fruitiers, des pommes anciennes, des poires rares et même un olivier.
«Quand je serais vieux, je viendrai sous cet olivier, pour réfléchir et méditer...»
Lui, qui cotoyait des moteurs hyper sophistiqués, n'a pas prévu (est-ce bien vrai ?) la panne de son moteur. Un jour, gris et pluvieux, comme tous les jours tristes, il s'en est allé au Royaume des Gens Heureux, lui qui voulait tant que tous ceux qui l'entourait soient heureux.
Au début des années 1980, j'ai croisé la route d'un Commandant de l'Armée de l'Air, passionné par les nouvelles technologies et par les gens qui l'entouraient.
Le personnage était fait de rigueur, de contradictions, quelquefois d'emportements et le résultat était là, clair, net, précis. Pendant plusieurs années, il a su faire coopérer des industriels privés et plusieurs administrations, de façon efficace, pour le bon fonctionnement d'un système d'arme bien particulier !
Serge était quelqu'un de consciencieux et de rigoureux, parfois jusqu'à l'extrême. Il était une source inépuisable de connaissances, la réponse arrivait toujours très vite, précise et quelquefois autoritaire, mais cela collait parfaitement avec le personnage qui n'a jamais fait ni concessions ni compromissions, et qui n'acceptait pas ou peu la contradiction.
Je n'ai jamais pu l'appeler autrement que Mon Commandant, et je me faisais rembarrer systématiquement. Nous nous sommes perdu de vue alors qu'il était passé Colonel, mais c'était toujours Mon Commandant. Une forme de respect peut-être.
Parallèlement à ses activités professionnelles, Serge était un passionné de tennis de table. Et je ne peux que reproduire l'hommage que le Comité de tennis de table de la Marne lui a rendu le 14 juin 2008 :
Nous garderons de Serge cette image d'un dirigeant infatigable, ne comptant ni son temps ni ses efforts au service du PING, en un mot le symbole d'un bénévolat extrême, en voie malheureusement de raréfaction voire de disparition...